Sur un air de jazz

Cette année, l’école secondaire André-Laurendeau célèbre son 50e anniversaire et souligne le passage marquant de Normand Gosselin qui quitte cet établissement pour prendre une retraite bien méritée.

Son parcours

Ancien élève de l’école, il obtient un diplôme d’études collégiales en sciences pures. Admis à l’université en ingénierie électronique, un de ses amis le défie d’étudier en musique. Normand auditionne alors et devient cette année-là, l’un des deux trompettistes acceptés au Cégep Saint-Laurent en musique. Il continue ses études en interprétation jazz à l’Université Concordia.

En 1985, l’école André-Laurendeau croise à nouveau son chemin et il obtient son diplôme en enseignement. Dès le début, Normand communique sa passion du jazz aux élèves qui pratiquent tout d’abord sur l’heure du dîner pour finalement déplacer les répétitions après les cours. Pour la première fois, les élèves jouent un spectacle à Noël, ce qui est bien reçu de tous. Dès 1986, les élèves sont inscrits dans des festivals, dont le JazzFest où ils arrivent premiers.

De tous ces événements germe l’idée d’un programme musique-études et Normand continue d’arrache-pied à inculquer à ses élèves la passion du jazz. En 1997, ses élèves remportent le JazzFest de Toronto avec la mention or +++ et forment, selon la revue Jazz Report, le meilleur ensemble de jazz au Canada. Pour la remise de ce prix, Normand est assis à la même table que le pianiste et compositeur Oscar Peterson, l’un des géants du jazz.

 

« Il faut choisir ce que l’on aime »

Suite à ces succès et accompagné de son collègue et bon ami Jean-Luc Cloutier, Normand crée le Jazz Pop.

Pourquoi le jazz? Tout simplement parce que c’est ce qu’il préfère et c’est ce qui jouait chez lui, quand il était petit. L’improvisation dans ce style musical nécessite des connaissances particulières, car le langage diffère de la formation classique et traditionnelle. De plus, ayant un baccalauréat en jazz, la formation d’un tel groupe allait de soi.

Normand a ainsi suivi ses convictions et a créé le programme de Jazz Pop, une formation qui offre la possibilité aux élèves de jouer en groupe tout en développant un sentiment d’appartenance, un esprit de famille. Normand espère que « l’élève qui quitte André-Laurendeau se souvienne du temps où il jouait à l’école et qu’il souhaite revenir jouer dans le groupe. »

Son plus beau souvenir remémore les premières fois où le groupe est allé à Orlando et obtient un Mickey. Lorsqu’il en parle, il dit : « Ce n’est pas juste d’être bon, mais bien meilleur que bien du monde. On fait un bon travail. »

Durant ses 33 années en enseignement, Normand aura modifié indéniablement la vie de plusieurs élèves et la carrière de nombreux enseignants. Un de ses professeurs lui avait confié que pour réussir en musique, il fallait exceller dans deux des trois plans suivants : jouer, écrire et enseigner. Normand, pour nous tous, tu as excellé dans ces trois domaines.

Sache que tu laisses une trace indélébile au cœur même de l’école.

L’équipe d’André-Laurendeau